©Photo Dieylani SEYDI
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Dakar, 22 fév (APS) - Amnesty International a dressé mercredi un tableau mitigé de la situation des droits de l’Homme au Sénégal en 2016, arguant que ses préoccupations régulièrement exprimées ces dix dernières années demeurent.

 
Le Sénégal a certes posé des actes visant la protection des droits de l’enfant et des communautés affectées par l’exploitation minière, mais d’autres problèmes subsistent, a indiqué Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty Sénégal.
 
 
M. Gassama s’exprimait lors de la cérémonie de présentation de rapport annuel d’Anmesty International sur la situation des droits humains dans le monde et au Sénégal en particulier.
 
Selon Seydi Gassama, la Constitution adoptée par le Sénégal en mars 2016, par exemple, "n’a pas apporté les changements attendus en matière d’indépendance de la justice et de protection des droits humains".
 
Aussi a-t-il dénoncé l’interdiction à plusieurs reprises de "manifestations pacifiques" organisées par la société civile ou des partis politiques. .
 
Le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal a également regretté "des actes d’intimidation et de harcèlement" contre des journalistes, de même que "la répression" dont ont été victimes des "lanceurs d’alerte et tous ceux qui expriment de opinion dissidentes au sein de l’administration".
 
Or, dans le même temps, dans certains pays de la sous-région comme le Nigéria, ces pratiques "sont encouragées par l’Etat", a fait valoir Seydi Gassama.
 
Sur les sept victimes policières des événements précédant les élections présidentielles de 2012, une seule a fait l’objet d’un jugement, à savoir l’affaire Mamadou Diop, a signalé M. Gassama.
 
L’Etat du Sénégal a malgré tout "consenti des efforts salutaires allant dans le sens de l’amélioration des droits humains", a-t-il conclu, saluant l’adoption du nouveau code minier, qui prend en compte les droits des communautés affectées par l’industrie minière.
 
Il a en outre cité l’initiative présidentielle visant le retrait des enfants de la rue, annoncée en fin juin dernier, avant de magnifier la position du Sénégal concernant le maintien de la Cour pénale Internationale (CPI).
 

MK/BK

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